Fonds de dotation Robert-Debré Paris Île-de-France
Pauline
Laboratoire de recherche à l'hopital Robert-Debré
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Décès d’Henri Mathieu, administrateur du Fonds de dotation

Décès d’Henri Mathieu, administrateur du Fonds de dotation

Le Professeur Henri Mathieu, pédiatre, professeur et chercheur, fondateur de l’Hôpital Robert-Debré, initiateur de la pharmacogénétique française, créateur de CIC (Centre d’Investigation Clinique) et animateur de la recherche pédiatrique française nous a quitté le 6 juin 2013 à l'âge de 87 ans.

Henri Mathieu est né à Hasparren, Pays Basque, le 17 juin 1925. Son père était médecin de campagne à Hasparren.

L’Université
> Docteur en médecine de la Faculté de Médecine de Paris, Prix de thèse, Médaille d’argent, 1958
> Chef de clinique aux Enfants-Malades, 1959 – 1961
> Maître de conférences, 1966
> Professeur de Clinique de Pédiatrie à la Faculté Xavier – Bichat (Université Paris 7), 1973

L’Hôpital
> Interne du Pr Robert Debré, 1956 ; Robert Debré était fascinant et décida Henri Mathieu de devenir pédiatre. Interne du Pr Maurice Lamy et du Pr Pierre Royer, 1957
> Médecin assistant des Hôpitaux de Paris, concours 1961, adjoint au Pr Pierre Royer
A cette époque, Henri Mathieu avait prévu un séjour aux Etats-Unis. Au moment où il se préparait à partir, il a dû y renoncer, à son grand regret, parce que Pierre Royer avait besoin de lui pour constituer ses équipes hospitalière et de recherche. Henri Mathieu a ensuite imposé une mobilité, particulièrement aux Etats-Unis, à la majorité de ses élèves.
> Médecin des Hôpitaux, concours 1966
> Chef du service de clinique pédiatrique, Hôpital Bretonneau, 1972
> Chef du service de clinique pédiatrique (néphrologie, néonatologie et pharmacologie), Hôpital Robert-Debré, 1988

La recherche
Les principales contributions personnelles d’Henri Mathieu à la recherche ont porté sur la néphrologie pédiatrique, la pharmacologie pédiatrique (particulièrement, avec Jacques Elion et avec Evelyne Jacqz – Aigrain, l’étude du polymorphisme génétique du métabolisme des drogues chez l’homme), le calcium et le squelette, les organes cibles de la vitamine D, l’infectiologie et l’écosystème microbien.
> Coresponsable de la section de pathologie expérimentale de l’Unité INSERM U30 du Pr Royer (1958-1974)
> Directeur de l’Unité de Recherche sur le Métabolisme Hydrominéral, INSERM U.120 (1974-1992). > Henri Mathieu souligne l’importance des contributions apportées dans son unité par Paulette Cuisinier – Gleizes, DR INSERM, et par le Pr Jacques Elion.
> Membre élu du conseil scientifique de l’INSERM (1975-1979) Le rapport d’Henri Mathieu sur la démédicalisation de l’INSERM (1979) et son rapport qui a suivi en 1980 sur la recherche clinique à l’assemblée des doyens et des conseillers scientifiques de l’Université Française ont eu une influence cruciale sur la recherche clinique et sur la recherche « translationnelle » (avant la lettre)
> Président de la commission INSERM « Reproduction – Développement – Endocrinologie » (1987 – 1992)
> Fondateur et ensuite président du Centre International de Recherches Médicales de Franceville (CIRMF), Gabon (1979 – 1996). Parmi les contributions originales des recherches de ce centre : la description princeps d’un nouveau virus humain HIV et du virus HIV du chimpanzé ; la prévention et l’épidémiologie des rétrovirus ; l’étude du virus EBOLA ; la pharmacologie et la pharmacogénétique des médicaments antiparasitaires

Les livres, monographies et rapports scientifiques d’Henri Mathieu ont eu un rôle décisif sur la pédiatrie française, francophone, européenne et sur la pédiatrie d’Amérique Latine. Les néphrologues pédiatres américains ont aussi célébré dans Pediatric Research sa contribution à la création de la néphrologie pédiatrique moderne.

Le leadership institutionnel
> Membre du conseil supérieur de la recherche et de la technologie (1994-1996)
> Président de section et de sous-section du Conseil National des Universités (« Pédiatrie – Obstétrique – Endocrinologie – Biologie du développement » ; « Pédiatrie »)(1983 – 1993)
> Membre de la commission « Développement » du CNRS (1973 – 1981)
> Membre élu de la Commission Médicale Consultative (CMC) de l’APHP (1975-1983)
> Président de la commission des services de la CMC de l’APHP (1975-1988)
> Administrateur – secrétaire du Centre International de l’Enfance (1982 – 1993)
> Coordinateur du Diplôme d’Etudes Spécialisées en Pédiatrie (1984-1991)

Responsabilités dans des sociétés savantes
> International Pediatric Association : expert puis coordinateur du Groupe de pédiatrie intégrée, 1980 > 1987 ; membre du Standing Committee (conseil d’administration), 1987 – 1992
> European Society for Pediatric Research (ESPR), dès 1962 ; membre du Bureau de direction, à partir de 1968
> International Pediatric Nephrology Association, membre fondateur
> European Society of Pediatric Nephrology, membre fondateur
> European Society for Developmental Pharmacology, membre fondateur
> Groupe “Metabolism” de l’ESPR, membre fondateur et président
> Groupe Latin de Pédiatrie, membre fondateur
> Société Française de Pédiatrie, président (1991 – 1995)


Henri Mathieu fut un magnifique pédiatre et un inspirateur de la recherche. Il créa l’Ecole Pédiatrique Robert-Debré Paris. Il imagina, fonda et mit en activité l’Hôpital Universitaire Robert-Debré, un « melting pot » prenant les meilleurs d’origines diverses. Il eut un rôle décisif sur la pédiatrie française et internationale. Il fut constamment un maître exigent, généreux, chaleureux et aimé. Il fut un virtuose du quatuor « médecin – directeur d’hôpital – INSERM – doyen » qui a permis l’excellence de l’APHP et qui, jusqu’ici, a survécu aux lois. Sa solidarité constante, combative et affectueuse, avec « ses » directeurs d’hôpital et avec les hauts responsables du siège fut une des clefs du succès. Ces dernières années, il a souffert de voir se déliter la solidarité des Ecoles pédiatriques parisiennes, jadis très robuste, inspirée par Robert Debré et par Pierre Royer ; jusqu’à ses derniers jours, ce fut une préoccupation pour Henri Mathieu. Bien qu’Henri Mathieu était très « Euskadi », la devise ardennaise lui aurait bien convenu aussi : fier, fort et fidèle. Autocritique et humble à titre personnel, très fier pour ses malades, ses collaborateurs et ses grandes causes, et au-delà de tout, fidèle à sa famille et à ses amis, à l’Enfant, à l’Homme et à l’humanisme.

 

 

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